Le rôle des médias dans la GSS et la RSS

21/09/2017 @ 12:15
by Iman Simon

Les médias jouent un rôle clé à la fois en contribuant à la transparence des activités de l'État, mais aussi dans la communication d’initiatives et de réformes par les autorités publiques. Il arrive cependant que la relation entre les médias et les autorités soit difficile.

Je suis à la recherche d’exemples et  de cas concrets  lors desquels  les médias et l’Etat ont collaboré ou amélioré leurs relations de travail dans le but d’informer et de communiquer davantage sur les initiatives de la GSS auprès du grand public. Certains parmi vous pourraient-ils m’indiquer des exemples d’initiatives concrètes comme le développement de stratégies de communication, de formations conjointes, etc.?

Je vous remercie d’avance pour toutes ressources, références et outils sur le sujet.

Merci pour votre contribution!

21/09/2017 @ 13:47
by Valentin Wagee

Bonjour Iman,

Je vous propose de consulter une publication de l’USAID que j’ai utilisé lorsque je travaillais sur la Lybie: https://www.usip.org/publications/2015/04/role-media-shaping-libyas-security-sector-narratives

Cependant, l'accent mis sur la dimension partisane pourrait peut-être le rendre un peu trop spécifique par rapport à votre question.

J'espère que cela sera utile!

Meilleures salutations, 

Valentin

22/09/2017 @ 12:23
by Cornelia-Adriana Baciu

Bonjour Iman,

Les deux études ci-dessous pourraient être pertinentes:

https://www.files.ethz.ch/isn/110748/Spotlight_5_Media.pdf  (Palestine)

http://www.dcaf.ch/role-media-security-sector-governance-toolkit-trainers

Les résultats préliminaires de ma recherche suggèrent que les OSC, en particulier celles qui opèrent à haut niveau (piste 1.5 ou 2), jouent un rôle actif vis-à-vis des médias en les encourageant à disséminer les informations relatives à la RSS et GSS auprès d’un large public.

Cordialement,

Cornelia

04/10/2017 @ 16:55
by Thammy Evans

Chers tous,

 Je vous remercie pour les commentaires et les suggestions qui ont été apportés jusqu'à présent. J’ai remarqué que les liens pour accéder au document du DCAF sur les médias et la RSS ne fonctionnent pas tous, notamment Tool 2 : Media and SSG, qui est le plus important et que j’ai donc attaché ici.

L’importance de l’indépendance des médias comme mécanisme de surveillance est reconnue. Cependant, je pense que deux éléments cruciaux doivent être mis en évidence. A savoir :

  1. la responsabilité des médias de rapporter avec précision les faits. Ils jouent de ce fait un rôle non-négligeable dans l'éducation du public sur les enjeux relatifs à la Réforme du Secteur de la Sécurité. Ceci implique que les médias soient bien informés et comprennent correctement le secteur de la sécurité. C’est là la tâche d’un rédacteur spécialisé sur les questions de sécurité, dont la plupart des médias ne disposent pas.
  2. la responsabilité des pourvoyeurs de sécurité de comprendre l’importance de la communication dans leur domaine. Ils ont donc également un rôle constructif dans l'éducation des médias et, à travers eux, l’initiation du public à la question de l'importance de la sécurité des citoyens.

Une grande partie des acteurs de la sécurité ont de la difficulté à comprendre la manière dont il faut informer les médias, en recourant à des procédés moins conflictuels tels qu'un bulletin d'information, un comité de rédaction ou un avis de presse. Ceci sans compter que, dans de nombreux pays, l’information sur la sécurité est taboue et les principaux sites d'information ne possèdent pas d'éditeurs spécialistes des questions de sécurité. On peut citer les exemples de Matthew Symonds (Economist), Rohit Kachroo (ITV News), Tom Whitehead (Telegraph) - (soit dit en passant, quelqu’un peut-il mentionner une éditrice sur la sécurité?).

La police d'Écosse a publié sa Stratégie de Communication et d'Engagement (Communications and Engagement Strategy) en 2015, qui est un excellent exemple de la manière dont un acteur de la sécurité peut s'engager de manière constructive et ouverte avec les médias, ainsi que d'autres acteurs de la surveillance, y compris par des communications internes et externes.

Pour les acteurs de la sécurité qui ont du mal à travailler avec les médias, des conseils sont disponibles en ligne, telles que le Central Europe Programme Communications Guidebook (2009) de l’UE, ou le guide UNESCO's Media Relations. Néanmoins, ni l’une ni l’autre de ces publications n’est spécifique au secteur de la sécurité.

Il serait souhaitable que davantage d’exemples positifs sur le sujet soient présentés, mais aussi des exemples de bonnes relations stratégiques avec les médias qui pourraient être utilisés par des professionnels de la sécurité. 

ENG_Media_Tool2.pdf (3,6 MB)
20/10/2017 @ 10:06
by Pedro Mendes

Dear Iman,

Having worked extensively both in/with media and SSR/G, I’d sum-up the importance of media for security governance and reform in two dimensions, complementary and interconnected, yet different: one is about responsible coverage, the other involves meaningful democratic participation. The former dimension was addressed already; I’ll thus refer only to the latter here.

Media are a security actor on their own and this should be dealt with as a matter of fact, with no prejudice. Well beyond a communicational approach, media should be consciously accepted as a crucial component of the security sector governance architecture in a democratic society, providing oversight and public accountability mostly as a leverage of transparency. Media are a crucial (albeit not the only) knot where national/homeland security and citizen security are articulated, negotiated and (ideally) balanced for the sake of what can be defined as the public good. Democracy, civil liberties and the rule of law, essential elements to our common understanding of that good, depend on it. Moreover, media are powerful initiators of ownership and engagement, a particular feature often overlooked in reform contexts. Indeed, “most of us do little and know less; most people are not interested in most public issues most of the time”, as bluntly pointed by Aaron Wildavsky in “Speaking Truth to Power”.

The dramatic changes brought by ever-evolving information technologies, compounded by the emergence of new threats to peace and security, expanded the areas of potential friction between legitimate security concerns and individual fundamental freedoms. This challenge is posed across developed, developing and fragile contexts. The debate over freedom of information and expression versus national security is not new. The “Pentagon Papers” case in 1971 is a good illustration of it but the classic tension was reshaped in the face of mass surveillance and data collection, as shown by whistleblower Edward Snowden.

When looking today at the role of media in SSR/G, one should therefore invite intelligence reform to the conversation, as it impacts directly on the possibility and extent of media investigation and disclosure, the enablers of transparency. Real whistleblower protection is an obvious entry-point to the discussion, as are secrecy governance frameworks and public information access policies. It is also difficult to delink media and intelligence governance from what is now called cybersecurity, a somewhat pompous name for new technological platforms to old issues of democratic accountability – as extensively analysed in “Liberty and Security in a Changing World’, the landmark report by President’s [Obama] Review Group on Intelligence and Communications Technologies.

Going back to the two dimensions of coverage and participation, from the perspective of democratic governance, the topic of media and SSR/G should encompass the fine balance between the right of disclosure and the interest of confidence. As well noted by Alexandr Solzhenitsyn – the author of The Gulag Archipelago - “our freedom is built on what others do not know of our existences”.

25/10/2017 @ 11:15
by Ben Steward

Hi all, I'm new to the SSR/G world, but not so new to media. I’d be interested to hear about the impacts of fake news and ‘alternative facts’ on SSG, what new challenges the phenomena present for security actors and possible measures to counter them. Public trust is the media's lifeblood, but that trust is reportedly at an all-time low, partly because of a number of coordinated, strategically deployed fake news operations with the specific aim of manipulating public opinion. Is there a legislative solution to this, or should more onus be placed on educating media consumers to distinguish between information and disinformation?