Policy and Research Papers

Le processus de réforme du secteur de la sécurité au Mali

Le processus de réforme du secteur de la sécurité (RSS), engagé à la suite de la crise de 2012 par les autorités maliennes, résolument encouragées en ce sens par les partenaires internationaux, n’a pas été initié ex nihilo. En réalité, depuis la fn des années 1990, un nombre important d’initiatives émanant d’acteurs nationaux – aussi bien gouvernementaux que non-étatiques – ont été adoptées en vue d’améliorer le fonctionnement du système de sécurité malien, profondément marqué depuis la période coloniale par l’intrusion des militaires dans la sphère politique et la gestion de l’Etat.

La pertinence de certaines de ces initiatives, à l’instar du Programme pour la Gouvernance Partagée de la Sécurité et de la Paix (PGPSP) mérite un surcroît d’attention dans le contexte sécuritaire actuel. La prise en compte et la mention régulière des programmes nationaux engagés avant l’arrivée d’une assistance internationale massive sont importantes afn que s’affrme et s’impose non pas une simple « appropriation » du processus RSS mais plutôt une « impulsion » réelle de celui-ci émanant des acteurs du système de sécurité malien.

Bien que les défs demeurent immenses à l’automne 2017, il convient de souligner un certain nombre d’avancées. Tout d’abord, la majeure partie de l’architecture institutionnelle directement dévolue à la gestion du processus RSS (Conseil national RSS/CNRSS, Commissariat à la RSS, Commission nationale DDR/CNDDR, Commission d’Intégration) a été mise en place. Plus largement, en termes d’engagements pris, l’Etat malien a accompli une grande partie de ce qui était attendu de sa part, notamment en matière de nomination de ses représentants au sein de ces nouvelles instances, d’harmonisation et de modernisation des textes ou d’adoption de mesures législatives et réglementaires. L’investissement du gouvernement malien dans le processus RSS est également non négligeable d’un point de vue fnancier. Cependant, l’engagement de la partie gouvernementale se révèle plus ambigu, voire incertain, du point de vue de la volonté politique sous-tendant réellement les initiatives ci-dessous

Le présent rapport est une analyse exhaustive du processus de réformes du secteur de la sécurité au Mali, ancrée dans une perspective historique des relations entre les militaires et le pouvoir politique civil. Dans ce rapport essentiel, Dre Bakayoko insiste sur l’importance de comprendre l’héritage historique de l’intrusion des militaires dans la sphère politique et la gestion de l’État depuis la période coloniale.

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Démocraties et dictatures en Afrique : bilan 2017 et perspectives 2018

Depuis 2015, le continent africain est à l’équilibre entre démocraties avérées et dictatures stables : 22 contre 22 en 2015, 23 contre 23 en 2016 selon cette étude. Les chefs d’Etats non réellement élus se serrent les coudes : en 2016, ils s’étaient entraidés pour faire passer 4 inversions de résultats de présidentielles à la compilation des procès-verbaux et à la publication officielle des résultats. Avec le rapport de force installé depuis fin 2016 en République démocratique du Congo, après les inversions au Gabon, au Tchad, à Djibouti, au Congo Brazzaville, 2017 pouvait être une année de gestion des crises électorales. Pourtant, dans ces 4 pays francophones, le système dictatorial s’est maintenu sans difficulté, sans réprobation internationale. L’effet des inversions de résultat s’est cristallisé, solidifié sous une nouvelle couche de vernis diplomatique. Le tabou s’est instauré durablement sur les inversions de résultats.

Le débat sur la qualité des processus électoraux s’est déplacé sur les difficultés de contrôle dans des pays déjà relativement démocratisés, cette fois anglophones, au Kenya et au Libéria, enterrant du même coup les pays francophones dans un brouillard d’oubli et de mensonges, de sourires de présidents hypocrites dans des sommets.

Le continent a finalement terminé l’année sur un statu quo avec, de nouveau, un équilibre entre 22 démocraties et 22 dictatures. Au niveau continental, rien n’a vraiment changé malgré la chute d’un dictateur en Gambie et le départ en retraite d’un autre au Zimbabwe. Optimistement, il faudra attendre encore un peu avant de voir les effets des améliorations dans quelques pays se concrétiser à l’échelle du continent.

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Une dizaine de nuances de kaki : les opérations contre-insurrectionnelles au Sahel

En 2011, plusieurs États africains ont tenté de mettre en garde contre les risques probables d’une intervention militaire internationale visant à renverser le dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Aujourd’hui, six ans après sa mort, l’insécurité au Sahel est plus préoccupante que jamais.

À partir de 2012, les débordements de la crise libyenne ont entraîné une résurgence de la rébellion touarègue au Mali, qui, à son tour, a permis aux djihadistes de renforcer leur présence sur le territoire. Après avoir été brièvement stoppée par l’opération française Serval, l’insurrection djihadiste est revenue, plus forte que jamais, et elle s’est répandue aux États voisins.

L’État malien est aujourd’hui absent de la majeure partie du pays. À la mi-décembre, à peine un quart des agents de l’État étaient à leur poste dans les six régions du nord et du centre du pays.

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Crise libyenne: rôles et enjeux de l’UE et ses membres

Cette note d'analyse du Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité se concentre sur la crise lybienne. Lorsque le régime de Mouammar Kadhafi s’est effondré sous les bombes de l’OTAN, en 2011, la France et le Royaume-Uni, principaux instigateurs et acteurs de la campagne libyenne, n’imaginaient pas que la Libye deviendrait le théâtre d’un conflit destiné à s’éterniser, digne de ceux qui tourmentent le Moyen-Orient.

Contrairement qu’au Moyen-Orient, toutefois, en Libye l’Union européenne et ses membres jouent un rôle prépondérant. En dépit d’enjeux et d’intérêts contradictoires, ils ont par ailleurs su préserver une certaine unité. La relation entre l’Italie et la France dans ce dossier demeure toutefois empreinte de méfiance réciproque et de malentendus.

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Innovative Financing to Sustain Peace: An Explainer

With the aim of responding to the staggering investment deficit in the prevention of violent conflict, this paper presents various options that are available for increasing effective and innovative financing for peace.

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