Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix

Le projet de Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix est une initiative innovante dans l’espace francophone. Son objet est au cœur de l’action internationale de la Francophonie en particulier dans les domaines de la paix et de la sécurité. L’Organisation internationale de la Francophonie est honorée de contribuer, en tant que partenaire, au lancement de ce projet dont elle souhaite un plein succès.

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Policy and Research Papers

Hybridité et politiques de sécurité en Afrique

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Ce Bulletin du Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix par Niagalé Bagayoko, Robin Luckham et Eboe Hutchful étudie le contexte d'hybridité dans le secteur de la sécurité de nombreux pays d'Afrique et son influence sur les programmes RSS mis en œuvre.

Les auteurs pointent ainsi le fait que de nombreux programmes de réforme des systèmes de sécurité (RSS) mis en œuvre en Afrique se concentrent en priorité sur les institutions étatiques, les cadres légalement établis et les acteurs gouvernementaux. Cela peut affecter leur mise en œuvre, car cela les amène à ignorer un large éventail d'acteurs et de réseaux qui se réfèrent à des normes non codifiées. Selon les auteurs, intégrer plus largement le concept d'hybridité dans les analyses liées à la RSS est nécessaire pour mieux comprendre les pays concernés et in fine informer plus efficacement les politiques de sécurité menées sur le continent.

Pour accéder au bulletin Hybridité et politiques de sécurité en Afrique du centre FrancoPaix, veuillez suivre le lien.

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Hybridité et politiques de sécurité en Afrique

Dans le 7ème numéro du Bulletin FrancoPaix, l'auteur de cet article souligne l’importance des acteurs non étatiques qui participent à la gouvernance de la sécurité en Afrique subsaharienne. Ces acteurs qui forment des entités plus ou moins « informelles » ont pourtant un rôle non négligeable, mais ils ne sont que peu pris en compte par les programmes internationaux de réforme du secteur de la sécurité.

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Les dilemmes de l’intervention internationale au Mali

Ce rapport propose une analyse de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il se concentre particulièrement sur la division du travail entre la MINUSMA et l’Opération Barkhane et analyse comment cette division influence le travail de la MINUSMA et les possibilités de résolution du confit au Mali.

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Le processus de réforme du secteur de la sécurité au Mali

Le processus de réforme du secteur de la sécurité (RSS), engagé à la suite de la crise de 2012 par les autorités maliennes, résolument encouragées en ce sens par les partenaires internationaux, n’a pas été initié ex nihilo. En réalité, depuis la fn des années 1990, un nombre important d’initiatives émanant d’acteurs nationaux – aussi bien gouvernementaux que non-étatiques – ont été adoptées en vue d’améliorer le fonctionnement du système de sécurité malien, profondément marqué depuis la période coloniale par l’intrusion des militaires dans la sphère politique et la gestion de l’Etat.

La pertinence de certaines de ces initiatives, à l’instar du Programme pour la Gouvernance Partagée de la Sécurité et de la Paix (PGPSP) mérite un surcroît d’attention dans le contexte sécuritaire actuel. La prise en compte et la mention régulière des programmes nationaux engagés avant l’arrivée d’une assistance internationale massive sont importantes afn que s’affrme et s’impose non pas une simple « appropriation » du processus RSS mais plutôt une « impulsion » réelle de celui-ci émanant des acteurs du système de sécurité malien.

Bien que les défs demeurent immenses à l’automne 2017, il convient de souligner un certain nombre d’avancées. Tout d’abord, la majeure partie de l’architecture institutionnelle directement dévolue à la gestion du processus RSS (Conseil national RSS/CNRSS, Commissariat à la RSS, Commission nationale DDR/CNDDR, Commission d’Intégration) a été mise en place. Plus largement, en termes d’engagements pris, l’Etat malien a accompli une grande partie de ce qui était attendu de sa part, notamment en matière de nomination de ses représentants au sein de ces nouvelles instances, d’harmonisation et de modernisation des textes ou d’adoption de mesures législatives et réglementaires. L’investissement du gouvernement malien dans le processus RSS est également non négligeable d’un point de vue fnancier. Cependant, l’engagement de la partie gouvernementale se révèle plus ambigu, voire incertain, du point de vue de la volonté politique sous-tendant réellement les initiatives ci-dessous

Le présent rapport est une analyse exhaustive du processus de réformes du secteur de la sécurité au Mali, ancrée dans une perspective historique des relations entre les militaires et le pouvoir politique civil. Dans ce rapport essentiel, Dre Bakayoko insiste sur l’importance de comprendre l’héritage historique de l’intrusion des militaires dans la sphère politique et la gestion de l’État depuis la période coloniale.

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De la “question touarègue” aux mémoires du conflit: pour une réconciliation malienne

La relation entre certaines communautés touarègues et l’État malien est confictuelle, et ce, dès l’obtention de l’indépendance du Mali. S’il est courant de parler de la « question touarègue » pour aborder le confit entre les Touaregs, principalement au nord du pays, et les populations bambaras/malinkés et l’autorité centrale au sud du pays, celle-ci tend en vérité à réifer de nombreux préjugés hérités, en partie, de l’époque coloniale. Par ailleurs, les rébellions touarègues (de 1963, des années 90, de 2006, et de 2012) et les répressions successives commises par les représentants de l’État ont progressivement accentué les ressentiments de part et d’autre et nourri des mémoires alimentant les potentialités de confit.

L’objectif de ce rapport est de remettre en perspective les représentations en confit et du confit par une lecture historique attentive. Le matériel utilisé dans ce rapport a été collecté lors d’un terrain de recherche au Mali, réalisé de décembre 2016 à février 2017.

L’accent sera mis sur la confictualité entre les Touaregs et l’État malien et entre les différentes communautés touarègues. Acteurs principaux des rébellions successives au Mali, l’étude se veut centrée sur les Touaregs. Ce matériel se constitue principalement d’entrevues semi-dirigées et de discussions avec des cadres et leaders touaregs, ainsi que d’échanges avec des acteurs et experts internationaux.

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Réconciliation et croissance économique en Côte d’Ivoire

Suite à la résolution violente du conflit ivoirien en 2011, le président Alassane Ouattara a fait le pari que la reprise économique du pays permettrait d’initier une réconciliation politique et sociale. Cette stratégie post-conflit est liée à l’idée que la croissance économique, notamment la création d’emplois, peut réduire les risques d’une reprise du conflit et promouvoir la réconciliation.

En effet, les chercheurs débattent depuis de nombreuses années des liens à faire ou à ne pas faire entre les conflits et le (sous) développement, soupçonnant que le développement est un prérequis pour la paix, la sécurité et la stabilité.

Les thèses de l’économiste Paul Collier sur les causes des conflits en Afrique ont grandement influencé les pratiques de la Banque mondiale et autres organisations internationales impliquées dans la gestion des conflits (notamment sa contribution dans le débat « greed and/versus grievance » 1 ) Mais qu’en est-il de la Côte d’Ivoire où le président a clairement lié son projet économique à la réconciliation? Ce pari est-il une stratégie de paix viable?

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