Etudes de cas

La contribution la plus importante d’ISSAT en RSS c’est de développer les capacités dans les Etats fragiles ou en sortie de conflit améliorant ainsi leurs opportunités de rétablissement de la paix et le renforcement de l'État. L’ISSAT s'efforce d'atteindre ses objectifs par le biais des études de cas portants sur des pays ou des thématiques spécifiques. Les études de cas fournissent une contribution importante aux activités de RSS. Ils illustrent les réussites, ainsi que, des enseignements tirés directement du terrain.
 
 L’ISSAT encourage le partage des expériences et vous invite à fournir vos commentaires sur les Notes de conseil opérationnel d’ISSAT, sur les missions RSS, ou une mission ISSAT, en cliquant ici.

Exemple de cas d'intégration du genre : Développement de programmes de formation - Contribution de la RSS à la prévention et à la lutte contre l'extrémisme violent

En 2018, le Danemark, la France, les Pays-Bas, la Norvège et la Suisse ont mandaté l'ISSAT pour développer un cours sur la " Contribution de la RSS à la prévention et à la lutte contre l'extrémisme violent " (SSR-VE). L'objectif de ce mandat était de créer un cours de 5 jours focalisé sur la prévention de l'extrémisme violent (VE) et couvrant les dimensions liées à la sécurité humaine, la gouvernance et l'engagement des communautés locales. Les cours ont ensuite été expérimentés à Bamako (Mali) et à La Haye (Pays-Bas).

 

Dès le début, l'ISSAT a adopté une approche fondée sur le genre pour l'élaboration et la prestation des cours, prenant en considération le lien important entre ce domaine thématique et la sécurité communautaire ainsi que sa pertinence pour la sécurité et subsistance des hommes, des femmes, des garçons et des filles.

 

Points d'entrée pour l'égalité des genres

Références au genre dans les documents fondateurs du cours

Les termes de référence du cours fixent des engagements explicites en matière d'égalité des genres pour le cours.  Le document de conception du cours souligne que " les considérations liées au genre seront intégrées dans l'ensemble du programme.  Il met l'accent sur la présentation d'expériences fondées sur des données probantes reflétant l'importance critique de l'analyse sensible au genre pour répondre aux besoins uniques des communautés locales, aux défis de l'injustice et de la marginalisation sur différents segments de la société".

 

L'ancrage des considérations relatives à l'égalité des sexes dans la vision du cours et dans les documents fondateurs a non seulement permis de parvenir à une compréhension commune de l'importance de l'égalité des genres et de la RSS, mais a également garanti l'intégration de cet aspect dans l'ensemble des supports du cours.  Cela a également permis aux animateurs du cours de s'engager dans la nécessité de mettre davantage l'accent sur l'égalité des sexes dans leurs sessions individuelles.

 

Parité au sein de l'équipe du cours et parmi les participants

L'ISSAT a investi des efforts considérables pour viser une représentation paritaire au sein de l'équipe de formation.  L'équipe chargée de l'élaboration du programme d'études, ainsi que les équipes d'animation, étaient composées à part égale d'hommes et de femmes.

 

Le principal défi reste d'assurer la parité des participants à la formation, domaine dans lequel l'ISSAT a la plus faible marge d'impact.  Malgré un suivi actif visant à inclure les femmes, lors de la première session pilote à Bamako, seules 3 femmes (14%) ont participé au cours, en raison du faible nombre de candidates.  Lors de la deuxième session pilote à La Haye, le taux de participation des femmes était plus élevé, avec 47 %.

 

Une analyse comparative des deux sessions de formation souligne l'importance de la parité des sexes pour des discussions plus représentatives, pertinentes et diversifiées sur les questions liées à la réforme de la sécurité et de la justice.  Elle favorise également un engagement plus fort des participants en ce qui concerne les thèmes des cours. 

 

Déterminer le niveau de sensibilisation des participants aux questions de genre

L'ISSAT a déterminé le niveau de sensibilisation aux questions de genre parmi les participants à la formation en procédant à l'analyse des demandes d’inscription et des questionnaires préalables au cours. Cette étape joue un rôle capital pour que le matériel de formation réponde aux besoins des participants et pour garantir que le débat autour de l'égalité des genres soit nourri par l'introduction des thèmes et questions clés, et évolue vers une compréhension plus complexe des rôles de genre et des implications sur l'efficacité, la responsabilité et la légitimité des institutions de sécurité et de justice.

 

Développement du contenu

Le cours de SSR-VE visait à sensibiliser à l'importance de développer des programmes de RSS sensibles au genre, basés sur une analyse fondée sur le genre de la sécurité communautaire et visant l'égalité des genres dans l'accès aux services, ainsi que dans la prestation des dits services. Il visait à modifier l'orientation actuelle de la communauté de la RSS, qui est principalement axée sur le recrutement des hommes et des garçons dans les groupes extrémistes, et à la rééquilibrer concernant les questions du recrutement souvent négligé des femmes et des filles et des rôles qu'elles jouent dans la communauté et dans les institutions de sécurité.

 

Les deux cours pilotes comprenaient également une session sur le " renforcement de la confiance entre les citoyens et les forces de sécurité ", qui mettait l'accent sur l'égalité des genre et les approches fondées sur les droits humains. Cette session a introduit une séance de jeux de rôle pour illustrer que les femmes, les hommes, les filles et les garçons ont des expériences différentes de l'(in)sécurité et a inclus des exercices pour discuter des rôles des différents groupes dans la prévention de l'extrémisme violent. En outre, les bonnes pratiques d'inclusion et de représentativité ont été largement discutées lors des sessions thématiques sur la gouvernance, la justice pénale et le maintien de l'ordre. Le message clé transmis dans le cadre de la session sur la gouvernance portait sur le rôle clé que joue l'égalité des genres dans le renforcement de l'efficacité, de la responsabilité, de la transparence et de l'inclusivité des institutions de sécurité et de justice. Au cours de la session sur la réforme de la chaîne de la justice pénale, les facilitateurs ont abordé la question de l'accès à la justice et de l'exclusion de groupes spécifiques en raison de leur culture, de leur gender, de leur âge ou de leur milieu socioéconomique. La session sur l'engagement communautaire s'est concentrée sur les conditions de la réduction de la violence communautaire (CVR), en discutant de la manière d'autonomiser les hommes, les femmes, les garçons et les filles et de promouvoir la cohésion sociale.

 

Présentation du cours

Dans la prestation de ses deux cours pilotes, l'ISSAT reconnaît l'importance de développer des stratégies d'intégration de la dimension de genre qui soient culturellement sensibles. La compréhension du contexte dans lequel la formation a été dispensée était d'une importance primordiale pour les animateurs. L'approche du cours a été conçue en tenant compte des croyances profondément enracinées et des valeurs sensibles au genre des participants. Les animateurs du cours ont veillé à ce que les questions d'égalité soient abordées d'une manière adaptée aux contextes locaux et régionaux. Par exemple, les questions pertinentes pour les personnes LGBTQ ont été plus facilement abordées lors de la deuxième formation pilote à La Haye.

 

Recommandations

·       Définir clairement les résultats, les objectifs et les livrables liés à l'égalité des genres dans les documents fondateurs du cours. Cela permet d'obtenir l'engagement de toute l'équipe depuis le début et de s'assurer que l'accent est mis sur cette priorité stratégique clef tout au long de la conception et de la prestation du cours.

·       Allouer suffisamment de temps pour expliquer et déconstruire les notions de genre, d'intégration de la dimension de genre et d'égalité entre les genre. Souvent, les participants ont des conceptions préconçues de ce que l'on entend par genre. Une discussion ouverte sur ce qu'est le genre, au début du cours, peut aider à établir une compréhension commune entre les participants et, par conséquent, permettre un échange plus riche et plus productif pendant les sessions. 

·       Rechercher une parité entre les genres parmi les participants à la formation en diffusant de manière proactive les applications du cours parmi les participantes potentiellement pertinentes. Cela peut être particulièrement difficile, en raison des faibles pourcentages de femmes dans de nombreuses institutions de sécurité et de justice. L'impact de la diversité parmi les participants à la formation est très élevé sur le niveau et la qualité des discussions, ainsi que sur la force du message que le cours communique sur l'engagement de l'organisation envers l'égalité des genres.

·       Lorsque la parité n'est pas atteinte, les animateurs doivent adopter des stratégies alternatives pour compenser cet écart. Ces stratégies pourraient inclure le recours à des animatrices ou des conférencières supplémentaires, l'établissement de règles de base permettant à tous les participants d'intervenir sans crainte ni intimidation, ou la promotion d'une discussion ouverte entre les participants sur les expériences positives ou négatives liées au genre dans leur vie professionnelle et/ou personnelle. 

·       L'établissement de données probantes ou d'exemples fondés sur l'expérience avant le cours est la clé du succès du cours. Les animateurs doivent de plus en plus se référer aux recherches et aux preuves existantes sur la dynamique des genres et des masculinités en rapport avec le sujet du cours. Les spécificités culturelles liées aux constructions sociales et de genre dans le contexte géographique du lieu du cours doivent également être prises en considération afin de maximiser l'impact de la formation et d'éviter les maladresses culturelles.

 

Case study published in January 2020. 

Case Study

Gender Mainstreaming Case Example: Training on Ending Combat-Related Sexual Violence (CRSV)

Following a request made by the Swiss Embassy in India, ISSAT delivered presentations on CRSV at the workshop “Integrated Programme on Mainstreaming Gender in UN Peacekeeping to end Conflict Related Sexual Violence”. The workshop was organised by UNWOMEN India and the United Services Institute of India and took place in New Delhi in February 2018. ISSAT contributed to the 4-day programme designed to improve UN peacekeepers’ ability to address and prevent CRSV in their operational environment. A total of 37 participants attended (17 of which female), from 10 countries in the region.

The initial request was for a senior ISSAT advisor with strong familiarity of CRSV as well as contextual knowledge to complement the pre-determined training programme. ISSAT was able to identify a senior advisor who was also a serving officer of rank in the army and who had practical experience in facilitating and coordinating an audience of military officers. As such, ISSAT was able to provide additional support in strengthening the overall delivery of the programme by, for example, helping to adapt the workshop methodology to the specific audience and by identifying entry points for early warning signs from a military perspective.

With regards to the workshop, ISSAT aimed to ensure the legitimacy of the facilitator as a knowledgeable peer with the goal of building rapport with participants through understanding of the military culture and substantive knowledge of the relevant norms and good practices. Under this pretext, the methodology applied by ISSAT aimed at linking policy to practice, including focusing on how strategic documents such as the UN Security Council Resolutions 1820 and 2272 and SDG5 would translate at the multiarray tactical level.

Main Takeaways

Adapt your methodology to your audience to facilitate discussion and generate impact. Gender is not an easy subject for discussion, even more so when it comes to CRSV. The methodology used in discussions by the facilitators can sometimes backfire and create contrary effects than those planned when operating in highly masculine cultures. To overcome this, ISSAT followed the Pebbles and Ripples Methodology where a light start was chosen, i.e. a UN Video on LGBT rights  with positive messaging (a small pebble which created a small ripple), so as to engage the audience in the discussion. If the audience is convinced of the significance of the matter and the impact they can have, then the atmosphere is ripe to discuss trickier concepts such as the role of officers in addressing CRSV. Starting with small pebbles also gives the facilitator the space to be able to build credibility and trust with the audience and lead discussions in the right direction.

Using the military mindset to one’s advantage with a peer to peer approach: Being a ranking military officer herself, the ISSAT senior advisor understood she could hold conversations with participants and use her gender as an advantage to steer discussions towards reciprocal learning and sharing. However, establishing credibility with the male-dominated participants was a necessary first step which had to be anticipated and worked into the methodology.

Preparation of visually attractive knowledge products to summarise key policy documents. Understanding the complexities of CRSV, the ISSAT facilitator was proactive in reaching out to UNICEF, OHCHR and internal DCAF expertise to cover as many perspectives as possible, including issues of Children in Conflict and Victim’s Information Management & Referrals. However, to ensure key messages were delivered, a concise and informed aide memoire (infographic) was designed by ISSAT. The aide memoire provided information on how to connect policy and practice. The document highlighted key UN approaches, international norms and various operational measures to be undertaken when combating CRSV.

This teaching aid served as a conversational piece when engaging course participants bilaterally in a peer-to-peer setting. In one example, a participant who was about to be deployed in a field mission in the capacity of staff officer responsible for Human Resources approached the ISSAT facilitator and thanked her for the productive debate during the training which he initially thought would be a waste of time and that he only attended because it was mandatory. As a result of the training, he had come to realise the relevance and importance of his role. A few months later, the ISSAT facilitator received an email from the same advisor who was now deployed and who expressed appreciation on how the training and the practical guidance received in being utilised in the staffing of the mission in question.

Recommendations:

The sustainability of trainings can be strengthened through follow up tools related to the training such as impact assessment questionnaires, discussions in common online spaces such as the ISSAT Community of Practice (CoP) forum or ideally through formalised coaching plans to identify and track behavioural change of participants on gender related issues. This will allow the success of the trainings to not be dependent on the personalities participating but rather an alumni system that takes into account time and further capacity building needed to internalise even the simplest of messages.

The knowledge product created on CRSV aimed at translating international frameworks to the practical field settings is a key contribution of ISSAT to the service of the international SSR community. It is also an excellent teaching tool. Visually attractive knowledge products on other cross-cutting issues on the Women, Peace and Security Agenda need to be developed and broadly distributed through online dissemination in addition to the physical distribution during face to face trainings.

Case study published in July 2019. 

Case Study

Gender Mainstreaming Case Example: ISSAT Evaluation of the UNDP Rule of Law Programme in Colombia

In 2018, the United Nations Development Programme (UNDP) Rule of Law, Justice, Security and Human Rights Unit requested ISSAT’s support to conduct an evaluation of their Colombia Country Programme on Rule of Law and Human Rights for Sustaining Peace and Fostering Development. The objectives of ISSAT’s evaluation were threefold:

  1. To analyse and understand the extent to which Global Program efforts improved Country Program implementation of RoL projects,
  2. To assess the extent to which RoL was integrated into the Country Program, and
  3. To build evidence for a flexible guide for developing good practice monitoring.

ISSAT’s methodological approach explicitly focused on identifying the strategic rationale and effects achieved by the UNDP. This focus on outcomes was specifically designed to identify and evaluate how the program was able to contribute to concrete changes in security and justice conditions. This included documenting the extent to which gender equality was mainstreamed into the RoL interventions supported by UNDP. The information gathered was structured according to the OECD-DAC evaluation criteria with specific emphasis placed on the core areas of Relevance, Effectiveness/Impact, Efficiency and Sustainability. The evaluation found UNDP’s will to systematically promote gender equality, the allocation of resources to improving technical and strategic capacity to be highly effective in fulfilling its institutional commitment to promote gender equality. Activities that support this finding are two Gender Equality Seal processes that the country office went through, appointment of a national expert at the strategic planning level, appointing several gender focal points to ensure a wide institutional reach and development of a gender strategic plan and a corresponding action plan.

Gender equality and empowering women was included as a crosscutting issue in the inception report and evaluation methodology that ISSAT submitted to UNDP/Colombia. To understand the extent to which gender equality has been mainstreamed, the evaluation drew inspiration from UN Sustainable Development Goal 5, the OECD’s Gender Equality Policy Marker (GEPM), and the “Women, Peace and Security” framework. In order to reconcile these frameworks for evaluation purposes, the methodology sought specific information on UNDP’s efforts towards:

  1. Gender parity: the representation of women and girls for their meaningful participation in the targeted programme or intervention. The evaluation reported increased gender parity in UNDP supported projects.
  2. Gender equality: equal rights, responsibilities and opportunities of women and men and girls and boys. The evaluation has found that the UNDP’s added value is recognised by partners in promoting gender equality.
  3. Gender mainstreaming: the process of assessing the implications for women and men of any planned action. The appointment of a national expert and several gender focal points point out to concrete steps in the implementation of the gender strategic plan. 

Main Takeaways

In recent years, UNDP Colombia has invested significantly in their internal capacity to assist national partners in promoting gender equality in the application of RoL. This includes UNDP Colombia undergoing two Gender Equality Seal processes. The UNDP Gender Equality Seal Programme is aimed at closing persistent gender gaps in the workplace where UNDP provides government partners with tools, guidance and specific assessment criteria to ensure successful implementation and certification. 

In addition, UNDP Colombia has appointed a national expert to advice at the strategic planning level and has appointed several gender focal points to ensure a wide institutional reach. The expert team led a revision of the gender equality portfolio and captured the gender mainstreaming of the country office in practice.

Last but not least, UNDP Colombia has developed its gender strategic plan through a consultation process with women’s civil society networks and a corresponding action plan. As a result, the information available for the evaluation enabled for a quality baseline from which to triangulate information using the methodology proposed. Normally, such information is challenging to obtain in both quality and quantity.

ISSAT had incorporated gender parity, equality and mainstreaming as a cross cutting issue in its evaluation methodology from the start. A systematic approach was used during the desk-review phase as well as in the design of the semi-structured questionnaires and group discussions conducted during the field-research phase. It was also duly taken into consideration when identifying the interviewees and participants in the group-discussions.

To have a member of the evaluation team with the pertinent knowledge, expertise and commitment to this methodological approach was a key factor for the consistency in the application of the gender methodology and analysis. It also worked as a catalyst of the knowledge and experience of the other team members.

Recommandations

  • The adoption of non-discrimination as a norm, as done by UNDP, can contribute to the inclusion of vulnerable groups including ethnic minorities, women and children in defining programme objectives and priorities, thereby leading to improved gender equality through behavioural change in both the implementing institution and target audience.
  • Using a Human Rights Based and gender sensitive lens for evaluations can increase commitment and concrete actions to facilitate the implementation of human rights and gender equality standards.
  • Outcome-level reporting which also includes the collection and presentation of gender disaggregated data can demonstrate trends and gaps in achieving gender equality and lead to a better analysis of needs which in turn could improve gender sensitive programming.
  • The inclusion of gender parity, equality and mainstreaming as a cross cutting issues should be systematised across all evaluations and added to the methodology - in order to ensure gender aspects are evaluated in a holistic manner and that their linkages to other programme objectives are systematically established.
  • Including a gender expert as a team member was of significant value. It not only ensured the inclusion of a gender dimension throughout the mandate, but also succeeded in enhancing the focus on and awareness of gender issues among both team members, the mandating organisation and national counterparts who were engaged in the mandate.

Case study published in July 2019. 

Case Study

Assessing the EU's conflict prevention and peacebuilding interventions in Georgia

This report presents an overview of the European Union (EU) capabilities in peacebuilding and conflict prevention interventions in Georgia. It was prepared by the ‘Whole of Society Conflict Prevention and Peacebuilding' (WOSCAP) team at the Ivane Javakhishvili Tbilisi State University. The report mostly deals with the period from 2008 until 2016.

In particular it focuses on three cases: the European Union Monitoring Mission (EUMM), Geneva International Discussions, and the Confidence Building Early Response Mechanism (COBERM), a joint initiative by the EU and the United Nations Development Programme (UNDP). These cases were chosen for the study as they correspond with three categories of interventions taken on by the WOSCAP research project: multi-track diplomacy, governance reform, and security sector reform. The present study is based on desk research in combination with in-depth interviews. The WOSCAP team conducted a total of 28 interviews with representatives of relevant local and international actors.

The study answers the following question: how can EU civilian capabilities be enhanced in order to make the EU interventions in Georgia more inclusive and sustainable, especially by improving multi-stakeholder coherence. The study further reveals how multi-stakeholder coherence interlinks with issues of local ownership and how it can strengthen the peacebuilding process as a whole.

To read the full case study, Assessing the EU's conflict prevention and peacebuilding interventions in Georgia, please follow the link provided. 

Case Study

Assessing the EU’s conflict prevention and Peacebuilding interventions in Mali

As one of the least developed Sahel countries, Mali is experiencing a critical period in its history. The Malian crisis can be seen as twofold: a security crisis in the North with the presence of armed groups and an institutional crisis followed by the coup d'état of 22 March 2012. The combination of the two interconnected crises laid bare the weakness of the Malian State and led to the occupation of 2/3 of Mali's territory by various armed groups in 2012 and early 2013. Like most of Mali's development partners, the European Union was initially taken aback by the eruption of the 2012 crisis, and expressed its deep concern. Before this, efforts were focussed on initiatives to counter the threat of terrorism and fight against trafficking (drugs, human beings, etc.). But the suddenness of the fall of democracy, the violence of the attacks and the multi-level consequences of the crisis led the members of the international community in general, and the EU in particular, to invest heavily in a return to peace.

This report analyses three spheres of contemporary EU intervention in Mali: multi-track diplomacy; two missions in the field of security sector reform (EUTM and EUCAP-Sahel-Mali), and several programmes in the field of governance reform (PARADDER, State Building Contract and PAOSC I and II). At all levels, the EU policies were reviewed against the background of Mali's peace process, in order to understand to what extent the EU is able to contribute to conflict prevention and peacebuilding interventions in the case of Mali, and whether and how it uses sustainable, comprehensive and innovative civilian means to do so.

To read the full case study, Assessing the EU’s conflict prevention and Peacebuilding interventions in Mali, please follow the link provided.

Case Study