Un indice d’insécurité pluridimensionnel au service de la police de proximité

Avec l’introduction de la police de proximité, la notion d’insécurité s’est complexifiée. Aux traditionnels taux de criminalité sont venus s’adjoindre de nouvelles dimensions comme le sentiment d’insécurité, les niveaux d’incivilité ou encore la perception du risque d’être cambriolé. Si, mis bout à bout, ces différents indicateurs - mesurés le plus souvent par des sondages représentatifs - cernent mieux le phénomène de l’insécurité locale dans sa totalité, leur multiplication complique l’évaluation des taux d’insécurité faute de posséder une mesure synthétique, globale, qui résume cette complexité. Les avancées dans la construction d’indices pluridimensionnels permettent d’imaginer une solution à ce problème. S’inspirant des études sur la pauvreté, ce papier montre comment on peut construire un indice mesurant l’insécurité locale tout en tenant compte de la multiplicité de ses facettes. Il formule quelques indicateurs synthétiques mesurant l’incidence de l’insécurité, la sévérité de celle-ci, l’extrême insécurité et la « sensibilité » de quartiers. Ces indicateurs - et l’usage qu’on peut en faire pour définir des stratégies locales de police de proximité - sont illustrés à partir d’exemples de villes guinéennes et congolaises.

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2016