Rétropédalage du cycle électoral et ses conséquences sur la paix en République démocratique du Congo

Le président Joseph Kabila ayant terminé son deuxième et dernier mandat, le troisième cycle électoral devait être organisé en novembre 2016. Cependant, les élections n'ayant pas été tenues dans le délai constitutionnel, le pays a plongé dans une vague de manifestations pacifiques, réprimées dans le sang. Pour apaiser cette tension et sortir de l’impasse dans laquelle se trouvait le processus électoral, deux accords politiques ont été conclus en date du 18 novembre et 31 décembre 2016, dans lesquels les parties prenantes s'engageaient à tenir des élections en décembre 2017. Néanmoins, quelques mois plus tard, force est de constater le non-respect de ces accords, qui plonge le pays dans une instabilité et un avenir incertain.

Le président Joseph Kabila estime que le coût des élections demeure exorbitant. Ainsi, il suggère une réflexion profonde pour faire un choix « entre démocratie et développement ». Toutefois, comme il refuse de déclarer qu’il quittera le pouvoir, nous sommes d’avis que, tant qu’il n’aura pas la possibilité d’organiser les élections dans lesquelles il sera candidat à sa propre succession, le manque des moyens sera toujours présenté comme un prétexte de les retarder indéfiniment.

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